Séisme en Haïti
13/01/2010 05:47 par dlr14ème_62
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Séisme en Haïti
13/01/2010 05:47 par dlr14ème_62
Communiqué de presse (GSCF)
Le mercredi 13 janvier 2010, à Villeneuve d’Acsq
Un énorme tremblement de terre de magnitude 7 a frappé hier soir Haïti près de la capitale Port-au-Prince, provoquant une "catastrophe majeure" dans le pays et faisant craindre des centaines de morts.
Deux fortes répliques ont eu lieu peu après le séisme. Une première de magnitude 5,9 a frappé sept minutes après le premier séisme et une deuxième, de 5,5, 12 minutes plus tard.
Haïti a déjà été frappé par une série de catastrophes naturelles, notamment par une série d'ouragans meurtriers en 2008 qui ont fait plus de 800 morts et environ un million de sinistrés. (Source : AFP)
Suite à cette catastrophe et face au bilan meurtrier dores et déjà annoncé, le GSCF constitue actuellement une équipe de sauveteurs pour intervenir sur les lieux du drame afin de venir en aide à la population haïtienne violemment touchée ces dernières heures.
Contact média : Emilie COQUEL
06 98 59 58 89
Don : GSCF – BP 80222 – 59654 Villeneuve d’Ascq Cedex
Dupont-Aignan veut présenter des candidats à chaque élection
13/01/2010 05:32 par dlr14ème_62
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Dupont-Aignan veut présenter des candidats à chaque élection
13/01/2010 05:32 par dlr14ème_62
12/01/2010 12h45 GMT - POLITIQUE-PARTIS-DLR-VOEUX-ÉLECTIONS - Nouvelles de France - AFP
PARIS, 12 janvier 2010 (AFP) - Le président de Debout la République (DLR), Nicolas Dupont-Aignan, a annoncé mardi à Paris qu’il avait l’intention de présenter des candidats à chaque élection.
"Nous allons aller à chaque élection avec nos propres moyens", a déclaré M. Dupont-Aignan en présentant ses voeux à la presse.
"Pour les régionales, nous allons miser nos forces en Ile-de-France", a ajouté le député de l’Essonne, qui a coupé les ponts avec l’UMP en 2007. Des listes DLR seront présentées également en Haute-Normandie, en Lorraine et peut-être dans d’autres régions, a-t-il précisé.
"L’Ile-de-France vit sous le condominium de l’UMP et du PS", a jugé M. Dupont-Aignan. "Nous allons dénoncer l’imposture des Verts qui sont responsables des embouteillages en région parisienne et refusent la création d’un troisième aéroport en dehors de Ile-de-France. Nous contesterons aussi l’illusion du Grand Paris, ce projet du gouvernement qui prévoit un nouveau métro dans 20 ans alors que la priorité est à l’amélioration du réseau existant".
"Ces élections en Ile-de-France seront un premier test", a-t-il jugé après avoir rappelé que 300.000 personnes avaient voté pour ses listes aux européennes de 2009. "Nous irons ensuite aux cantonales de mars 2011 en présentant des candidats dans les neuf dixièmes des cantons et dans tous les départements", a-t-il annoncé.
"Nous voulons ainsi proposer des solutions qui ne viendront ni du PS ni de l’UMP alors qu’une alternance ne changerait rien", a-t-il jugé. "En revanche, les Français attendent de nous une alternative", a-t-il ajouté, en citant les domaines économiques et sociaux, de l’éducation, et de la sécurité.
M. Dupont-Aignan, qui se décrit comme un "gaulliste social", a aussi rendu hommage au président de la Cour des comptes Philippe Seguin dont il avait été l’un des collaborateurs.
"Il a représenté le gaullisme dans ce qu’il y a de plus grand", a-t-il dit. "Nous sommes convaincus qu’il faut pour la France une parole gaulliste", a-t-il ajouté en faisant référence à son mouvement.
Voeux de NDA à la presse : "Le sursaut ne viendra pas de celles et ceux qui se résignent à cette oligarchie mondialiste, qui aiment la France couchée"
13/01/2010 05:29 par dlr14ème_62
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Voeux de NDA à la presse : "Le sursaut ne viendra pas de celles et ceux qui se résignent à cette oligarchie mondialiste, qui aiment la France couchée"
13/01/2010 05:29 par dlr14ème_62
Lors de la traditionnelle présentation des voeux à la presse, NDA a appelé les Français au courage et à la lucidité.
VŒUX A LA PRESSE Mardi 12 janvier 2010 – Salons de la questure
Discours de Nicolas DUPONT-AIGNAN
Permettez-moi de vous souhaiter une bonne année 2010.
Une année qui sera celle de tous les dangers pour la simple raison que rien n’est vraiment fait au niveau mondial pour aller aux causes de la crise. Comme on pouvait le craindre, les politiques anticrise n’auront servi qu’à remettre en selle le capitalisme financier démentiel qui a mené au naufrage de 2008. En attendant, hélas, la crise suivante…
La zone euro et plus particulièrement les pays les plus fragiles seront à n’en pas douter, la variable d’ajustement de ces dérèglements économiques. Et la France continuera à payer un tribut exorbitant en termes de chômage et de perte de compétitivité à la grande chienlit européenne et mondiale.
Même si cela ne fera pas plaisir à nos amis allemands qui, eux, y trouvent leur compte, il faudra bien dire « stop » à un moment ou à un autre à ces grands pays émergents, notamment la Chine, qui déversent leurs produits chez nous, tout simplement parce que nous avons la faiblesse de maintenir toutes grandes ouvertes nos frontières à leur dumping économique, social et environnemental.
Depuis des années, nous ne cessons, les uns et les autres, de dénoncer les dérives de cette mondialisation déloyale, associée à une construction européenne suicidaire. Depuis des années nous ne cessons de proposer un projet alternatif tant au niveau national, qu’européen et mondial.
Souvent, certains observateurs s’interrogent.
Pourquoi avoir transformé Debout la République, club de réflexion, en parti politique indépendant ?
Comment allez-vous vous frayer un passage entre les deux mastodontes de la vie politique ?
Permettez-moi, en ce début d’année, de répondre à ces deux questions clés. Pourquoi et comment ?
Nous avons quitté l’UMP car nous ne pouvions pas être complices de cette espèce de non assistance à France en danger. Comme gaullistes nous ne pouvions pas être spectateurs du naufrage de notre pays. Nous ne pouvions cautionner l’impuissance publique.
Nous n’avons jamais été dupes de la fausse rupture sarkoziste. Une rupture en paroles mais pas en actions (à l’exception, pour le pire, de la politique étrangère).
La plupart des acteurs politiques, économiques, comme les observateurs, se refusent à voir les maux du pays, les souffrances de nos concitoyens, l’impasse fatale des orientations stratégiques, notamment européennes. Fausses polémiques et actualité dérisoire remplissent un vide sidéral.
Et pourtant les sujets ne manquent pas. Mais en parler remettrait en cause la pensée unique qui structure la petite oligarchie qui nous gouverne.
Les agriculteurs crèvent avec la pire année de leur histoire récente (chute de 34% de leur revenu), les exploitations ferment, certains paysans se suicident mais qui cela intéresse-t-il ?
Nos industries délocalisent à tour de bras. Les services (centre d’appels, etc.) s’y mettent aussi. Et ce n’est pas fini, avec l’entrée en application cette année de la fameuse directive Bolkestein qui va faire l’effet d’un véritable tremblement de terre ! 700 000 chômeurs de plus en 15 mois, mais on nous explique que nous avons beaucoup de chance et que le rebond est là.
Le gouvernement taille à la hache, en aveugle et en idéologue, dans les effectifs des services publics : les hôpitaux sont au seuil de la rupture, nos musées nationaux sont en grève, etc.
La violence dans nos banlieues monte d’un cran, la police et la gendarmerie en réduction d’effectif sans précédent sont découragés, les trafiquants de drogue tiennent les cités, mais là aussi on nous occupe avec d’autres sujets comme celui de la burqa dont l’importance est sans commune mesure avec le délitement progressif de la paix civile.
Cette stratégie d’évitement permanent, pour ne pas dire de diversion, ne pourra pas durer éternellement car en occultant les failles de notre pays on s’interdit de porter le juste diagnostic et, ce faisant, d’administrer le bon remède.
Jusqu’à maintenant l’explosion des dépenses publiques et de l’endettement (à cause de l’euro-morphine faut-il le rappeler ?) a permis de masquer les conséquences sociales désastreuses de l’effondrement de la compétitivité de nos entreprises, mais cela non plus ne pourra pas durer indéfiniment. Viendra un moment où la dureté des faits imposera, dans la violence hélas, le retour à la réalité. C’est pour éviter cela qu’il est plus qu’urgent de s’attaquer aux causes réelles et profondes des maux du pays.
Mais soyons clairs. Une alternance ne résoudrait rien. Revenir à un immobilisme tranquille pour prendre le contrepied du Président de la République que ferait que reporter l’échéance. Car que propose en réalité le PS, sinon la même chose que l’UMP, même s’il le fait à reculons ?
C’est pourquoi convaincu qu’il est possible d’aller aux racines du mal, nous portons un projet radicalement différent.
En vérité, thème par thème, il y a des solutions. Encore faudrait-il avoir le courage de les regarder en face, la volonté de les mettre en œuvre. Encore faudrait-il aussi s’en donner les moyens, c’est-à-dire reprendre en main notre destin au plan extérieur, en remettant l’Union européenne et l’OMC à leur place, au plan intérieur en cessant d’obéir aux groupes d’intérêts et aux féodalités qui, de tout temps et en tout lieu, redressent invariablement le tête lorsque la puissance publique déserte le combat pour l’intérêt général.
Pour maîtriser la délinquance, il faudrait enfin contrôler nos frontières, renforcer notre police, durcir notre politique pénale et donner de vrais moyens à la justice.
Pour redresser notre économie, il faudrait changer l’euro (passer de la monnaie unique à la monnaie commune), mettre en œuvre un protectionnisme européen, supprimer une partie des charges sociales par la TVA sociale, encadrer les banques.
Pour mieux préparer notre pays aux défis de l’avenir, il faudrait renouer avec l’école du mérite et de l’effort, augmenter l’effort de recherche, mettre en œuvre une politique industrielle.
Nous sommes les seuls dans le monde politique français à vouloir ainsi présenter un projet cohérent, global et durable. Un projet qui aille aux causes européennes et mondiales de la crise française, afin que les Français puissent, de leur côté, se retrousser valablement les manches et consentir les efforts nécessaires au redressement de leur pays.
Le 10 avril prochain, nous organiserons ainsi à Paris une convention sur l’emploi et le pouvoir d’achat. Puis le 20 novembre, lors de notre 2ème congrès national, nous présenterons notre projet pour la France.
Mais, je sais, une seconde question vous occupe l’esprit.
Comment réussir sous la Vème République à faire émerger une nouvelle force politique ?
La tâche paraît-il est immense et pourtant souvenez-vous, il y a quelques années, qui imaginait que nous pourrions dépasser les 10 000 adhérents ?
En mai dernier des sondages bien inspirés nous donnaient 0,5% des voix, nous avons atteint les 2,5%. Ce n’est bien sûr pas assez. Nous devons franchir les 5% et nous imposer.
Nous saisissons toutes les échéances intermédiaires. Je pense bien sûr aux régionales notamment en Ile-de-France, en Lorraine, en Haute Normandie et dans d’autres régions où nous participons avec des listes indépendantes.
Je pense aux élections cantonales de mars 2011 où nous présenterons un candidat dans chaque canton renouvelable.
Nous portons un autre regard sur la vie politique, une autre vision de la France.
Je suis convaincu que le sursaut ne viendra pas de celles et ceux qui se résignent à cette oligarchie mondialiste, qui aiment la France couchée.
Nous savons le chemin difficile mais nous ne pouvons qu’emprunter celui là car c’est le seul qui réponde à l’intérêt de la France.
Alors oui, pour 2010 je forme je vœu que la France et les Français se ressaisissent, fassent preuve de courage et de lucidité en regardant en face les problèmes et en obligeant pied à pied ceux qui nous gouvernent à cesser l’illusionnisme et à se mettre, enfin, au travail.
Bonne année à toutes et à tous.
Ce n’est qu’un au revoir…
12/01/2010 14:26 par dlr14ème_62
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Ce n’est qu’un au revoir…
12/01/2010 14:26 par dlr14ème_62
Je reviens des obsèques de Philippe Séguin avec un goût amer. Certes la cérémonie fut belle et solennelle. Mais le peuple qu’il affectionnait tant était absent, les barrières de sécurité bloquant l’accès des anonymes, des sans-grade.
Il y avait dans la nef de l’église Saint-Louis des Invalides toute la classe politique française (ou presque…) comme si, soudain, celle-ci voulait exprimer un remord.
Au-delà bien sûr de la perte d’un être exceptionnel, comment s’empêcher de penser à la mise entre parenthèses - par ces mêmes dirigeants pressés d’honorer l’homme - de ses idées, de cette « certaine idée de la France » si chère au Général de Gaulle et pour laquelle il s’était tant battu. Heureusement les idées renaissent surtout quand elles sont en profonde adéquation avec la personnalité d’un peuple.
En filigrane, les commentateurs n’ont cessé d’insinuer que le « séguinisme » était parti avec son initiateur : vision « ancienne » pour les uns, édulcorée au fil du temps au point d’en devenir illisible pour les autres, à n’en pas douter il s’agirait davantage d’une posture liée à un caractère fort (parfois même un peu trop, nous dit-on) que de convictions pertinentes et solides dans la vie politique nationale.
Mais tout cela ne montre-t-il pas la gêne et la peur des adversaires politiques de Philippe Séguin de voir resurgir, après sa mort, son idéal de la France ? Un idéal resservi, faut-il le rappeler, à chaque élection par ceux-là mêmes qui s’empressent ensuite de lui tourner le dos. Mais un idéal de liberté et de justice qui, en réalité, l’a bel et bien emporté en mai 2005 avant d’être mis sous le boisseau par l’UMPS.
En voulant enterrer ses idées en même temps que l’homme, c’est un adieu définitif au séguinisme que les politiciens ont voulu dire, oubliant que l’intéressé lui-même n’excluait pas de revenir dans l’arène à l’issue de ce qui n’aurait été qu’une traversée du désert.
Convaincus de la justesse et de la modernité intactes de son idéal, nous dirons simplement au revoir à ce qu’a représenté Philippe Séguin, jusqu’à ce que la roue de l’histoire, avec notre concours, en fasse ressurgir la nécessité et en consacre la victoire.
Il nous revient maintenant de poursuivre le combat. Je suis conscient d’être désormais en première ligne pour porter cette certaine idée de la France. Quand j’aurai besoin de courage, je penserai à Philippe Séguin.
Le meilleur hommage qu’on puisse lui rendre n’est-il pas de poursuivre ce qu’il a tenté avec tant de talent ? L’avenir dira si nous en sommes capables.
A nous de nous battre sans compromis et sans relâche pour être à la hauteur de cette responsabilité.
NDA
Mais à part cela ! Des idées pour Hénin ?
12/01/2010 09:24 par dlr14ème_62
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Mais à part cela ! Des idées pour Hénin ?
12/01/2010 09:24 par dlr14ème_62
Que déduire de l’interview de Georges Bouquillon parue ce matin dans
la Voix du Nord. Peu de chose. L’homme y dévoile une facette bien connue alliant « force tranquille » mittérandienne et opportunisme sarkozien. Nous passerons sur l’éternel retour de Daniel Duquenne, paraclet de service, annonciateur d’un mythique paradis à venir, qui se fait hélas, cruellement attendre. Nous passerons également sur les conversations constantes entamées depuis des lustres avec le Front National. Nous ne commenterons pas non plus son côté intuitif qui nuit trop souvent à sa rationalité. En revanche, nous nous attarderons sur sa réaction épidermique de rejet du géant qui trône dans le grand hall de l’Hôtel de ville. Cette réaction est à nos yeux la plus intéressante car elle illustre le manque de vision sur le long terme qu’ont nos élus pour notre ville. En effet, il serait tellement plus heureux d’utiliser ce géant qui, nous le rappelons, est avant tout le fruit d’un ouvrage passionné issu de la collaboration entre MMrs Claverie, Michiels et les services techniques de la ville. Ce serait une marque de respect pour ces gens qui ont investi leur travail et leur temps pour la commune. Pourquoi ne pas, comme la plupart des municipalités qui possèdent un géant, le mettre en valeur lors d’un carnaval. Sa sortie pourrait s’accompagner de tout un protocole autour duquel viendrait se fédérer les habitants de la commune. Ce géant pourrait devenir un marqueur de l’identité Héninoise. C’est à cela que devrait penser nos élus. Si ce géant leur rappelle trop l’ancien édile qu’ils ont naguère combattu, il suffit alors de procéder à quelques transformations (couleur de cheveux, de barbe,…), mais de grâce, ne nous privons pas d’un outil qui pourrait, à condition d’en avoir la volonté, devenir un symbole de renouveau culturel dans notre cité. Mais la nouvelle municipalité le veut-elle ?
Le comité local DLR
Sauver le capitalisme financier oui, le réformer non !
11/01/2010 15:20 par dlr14ème_62
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Sauver le capitalisme financier oui, le réformer non !
11/01/2010 15:20 par dlr14ème_62
Le Monde, 04/01/2010
Après la crise, un conte parfaitement immoral,
par Jean-Paul Fitoussi
L'année 2009, où les plus grands dangers furent conjurés grâce à l'action des Etats, se termine sur un goût amer. Les gouvernements sont accusés d'avoir été dispendieux, d'avoir accumulé des dettes insoutenables et de préparer ainsi la crise à venir. La Commission européenne, aphone au plus fort de la tempête, retrouve sa voix pour soumettre 20 sur 27 pays de l'Union à la procédure pour déficits excessifs ! Il conviendrait qu'ils reviennent aux limites "raisonnables" du pacte de stabilité. Mais il n'y a rien de raisonnable dans l'époque que nous vivons, rien de rationnel dans les enchaînements qui nous ont conduits à pareil résultat.
Le comble du cynisme est atteint lorsque les agences de notation se mettent à redoubler leur surveillance sur la dette des Etats, et que les marchés, qui en furent les victimes, leur accordent la plus grande attention. Combien d'épargnants, combien d'institutions financières, ont-ils acheté, confiants dans leur notation, des titres donnés pour sûrs, alors qu'ils incorporaient des risques considérables ?
Cette incompétence des agences de notation est aujourd'hui mise au service des marchés de titres publics. Elle fut coresponsable de la crise en sous-évaluant les risques inhérents à la détention de titres privés ! Les mêmes causes ayant les mêmes effets, elle pourrait être à l'origine d'un approfondissement de la crise si elle s'exprime par une surévaluation des risques attachés à la détention des titres publics. Alors les gouvernements dont la note est dégradée et ceux qui craignent le même sort, contraints de conduire des politiques d'austérité, déferaient en même temps les mesures qui ont permis de contenir la crise.
Le conte est parfaitement immoral. L'effondrement du PIB qui fut la conséquence des errements des marchés financiers et des agences de notation (- 4 % en zone euro, plus 6 millions de chômeurs depuis le début 2008) est pénalisé du fait de ses effets mécaniques sur les déficits. Et les efforts des gouvernements pour éviter que l'imaginaire avide des marchés n'emporte l'économie apparaissent, par un curieux retour des choses, comme autant de faiblesses par rapport aux "lois" de la comptabilité. Notons que ceux qui, critiquant les Etats, légitiment les primes de risques exigées par les marchés, semblent manquer d'informations comptables !
Selon le Fonds monétaire international (FMI), les pays du G20 ont consacré en moyenne 17,6 % de leur PIB au soutien direct du système bancaire et seulement, toujours en moyenne, 0,5 % du PIB en 2008, 1,5 % en 2009, et 1 % en 2010 en mesures budgétaires discrétionnaires. Et il convient de noter, puisque c'est la zone euro qui parmi les grands pays développés se trouve (et se pense) la plus vulnérable à la surveillance des marchés, que sur les trois années considérées, la somme des plans de relance de ses pays membres fut seulement de 1,6 % de son PIB, comparée à 5,6 % pour les Etats-Unis.
C'est là où l'effort méritoire des gouvernements fut de courte vue. Consacrer de telles sommes au sauvetage du système financier, sans exiger en retour de véritables garanties, peut être justifié par l'urgence, mais manque de prescience. Constater que les agences de notation furent incompétentes, mais ne rien faire pour en réglementer le fonctionnement, semble aussi injurier le bon sens. Le contribuable va-t-il payer deux fois, une fois pour le sauvetage, et une autre parce que la dette contractée pour le faire est considérée de mauvaise qualité ?
On fait silence sur le coût considérable du sauvetage planétaire du système bancaire, et sur le coût historique en perte de PIB provoqué par ses dysfonctionnements, pour mettre en exergue le caractère dispendieux des sommes, mineures on l'a vu, consacrées par les Etats à l'atténuation des souffrances sociales.
Aussi, la pression sur les gouvernements monte-t-elle pour qu'ils réduisent les dépenses publiques et sociales ou qu'ils s'abstiennent de préparer l'avenir par des programmes d'investissement. En bref au lieu de s'interroger sur la responsabilité des politiques antérieures dans l'émergence de la crise, on s'emploie à hâter le retour à ces politiques ! Or la crise nous a enseigné trois leçons (au moins).
La première est qu'il convient de mettre le système financier sous surveillance, en le mieux régulant, pour qu'il ne puisse plus prendre de risques inconsidérés avec l'argent des autres, de ceux qui lui ont fait confiance, comme de ceux qui s'en sont tenus à l'écart (les contribuables). La deuxième est que la croissance ne fut soutenable (relativement) que dans les pays où le système de protection sociale est le plus développé, comme en France. La thèse selon laquelle si ces pays ont mieux résisté à la baisse, leur reprise sera plus lente, montre que ses tenants n'ont pas vraiment compris le concept de soutenabilité.
La troisième est que la crise fut globale et que la recherche à tout prix de la compétitivité ne ferait que l'aggraver. Les politiques de salut par les exportations n'ont de chances de réussir que si d'autres pays acceptent d'être en déficit. Une victoire à la Pyrrhus en somme, tant on connaît la responsabilité des déficits globaux dans la genèse de la crise. Il est encore temps de mettre en oeuvre ces enseignements.
Courriel : jeanpaul.fitoussi@ofce.sciences-po.fr.